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Institut für Geowissenschaften, Universität Tübingen, Wilhelmstrasse 56, D–72074 Tübingen, Germany
E-mail address:: markl{at}uni-tuebingen.de
Nous avons entrepris une étude du gisement hydrothermal en veines de Wenzel, dâge post-Varisque, situé près de Wolfach, Forêt Noire, en Allemagne, localité type de la dyscrasite, alliage Ag–Sb, au moyen de microscopie optique en lumière réfléchie, danalyses avec une microsonde électronique, et détudes des isotopes stables et des inclusions fluides. Nous distinguons trois stades de minéralisation. Tandis que le premier a donné un assemblage typique de sulfures, y inclus la galène et la tétraédrite, le second et le troisième stade ont mené à un assemblage à faible teneur en soufre, contenant des alliages Ag–Sb ainsi que des arséniures et sulfarséniures de Fe, Co et Ni dans une matrice de calcite. Les minéraux principaux du minerai à ces stades tardifs sont allargentum et dyscrasite. Les données de microsonde pour les diarséniures indiquent un domaine de solution solide étendu, même au delà de ce qui était connu, en termes de Fe–Co–Ni. Nous distinguons sept générations de calcite. Les valeurs de
13C (V–PDB) et
18O (V–SMOW) de ces générations montrent une corrélation positive, à partir de –13.0 à –4.0
et de 12.3 à 23.6
, respectivement. Les données sur les inclusions fluide du stade I indiquent une température dhomogénéisation entre 100 et 180°C et une salinité comprise entre 17 et 26% de NaCl ou équivalent (poids). Les inclusions fluides dans la calcite du stade II démontrent des valeurs semblables, mais plus restreintes, 110–150°C et 25–28% de NaCl ou équivalent, respectivement. Les inclusions fluides au stade III indiquent des températures dhomogénéisation semblables, mais des salinités différentes. La calcite précoce à ce stade contient des inclusions ayant une salinité de 27–30% de NaCl ou équivalent, tandis que dans la calcite tardive, la salinité du fluide est plus faible, entre 3 et 10% de NaCl ou équivalent. La température de fusion initiale de la glace dans la plupart des inclusions fluides varie entre –45 et –60°C, et serait typique dun fluide à H2O–NaCl–CaCl2. A la lumière des données géochimiques disponibles et des contraintes venant des équilibres de phase, nous préconisons la dérivation du socle dune phase fluide à peu près neutre qui remobilisé des produits plus anciens de minéralisation. Un mélange de ces fluides avec une phase fluide aqueuse plus fortement alcaline, dérivée des formations mésozoïques près de la surface, a mené à la précipitation dalliages dargent dans une zone denrichissement à des conditions P–T entre 120 et 150°C à environ 200 bars. Un décalage significatif du pH à partir de presque neutre à alcalin peut expliquer limportance des alliages dargent avec une gangue de calcite et labsence généralisée de quartz dans cette zone de minerai enrichi. Ce modèle conceptuel pourrait bien sappliquer à des gisements semblables ailleurs au monde, où de riches minerais argentifères sont encaissés dans des assemblages riches en calcite et pauvres en quartz.
(Traduit par la Rédaction)
Mots-clés: allargentum, dyscrasite, arséniures de Fe–Co–Ni, isotopes, inclusions fluides, remobilisation, enrichissement, gisement hydrothermal de Wenzel, gisements de type Kongsberg, Forêt Noire, Allemagne.
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