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1 Research Center for Deep Geological Environments, Geological Survey of Japan, National Institute of Advanced Industrial Science and Technology (AIST), Central-7, 1–1–1 Higashi Tsukuba, Ibaraki, 305–8567, Japan
2 Department of Geological Sciences, California State University Northridge, Northridge, California 91330–8266, USA
3 Department of Geoscience, Interdisciplinary Faculty of Science and Engineering, Shimane University, 1060 Nishikawatsu, Matsue, Shimane, 690–8504, Japan
E-mail address: takagi-t{at}aist.go.jp
Nous signalons la présence, dans le district de Komaki, secteur sud-ouest du Japon, de petits massifs contenant surtout un plagioclase intermédiaire et le quartz développés dans un batholite granitique dâge crétacé supérieur. Les propriétés de ces roches à plagioclase–quartz indiquent quelles se sont formées par métasomatose calcique. Elles se présentent dans une lentille de 50 m en épaisseur et un dôme 80 m de diamètre. Ces roches se sont formées le long de fractures et de zones de cisaillement dans lencaissant granitique. Les parties supérieures de ces masses de roche à plagioclase–quartz ont été largement transformées en kaolinite. Des zones transformées en greisen sont distribuées par ci par là dans les roches granitiques avoisinantes. En termes de 87Sr/86Sr versus 87Rb/86Sr, la ligne de régression formée avec les roches à plagioclase–quartz et un petit massif de leucogranite 1.5 km vers le sud-ouest des indices à plagioclase–quartz définirait un isochrone, tandis que les autres roches granitiques définirait un "erreurchrone". Lâge Rb–Sr ainsi défini concorde bien avec lâge K–Ar le plus vieux de la muscovite provenant dun gisement de Mo au sein du leucogranite. La roche à plagioclase–quartz fait preuve dun rapport
18O plus faible que le leucogranite et les roches du batholite hôte, ce qui fait penser à une contribution de leau météorique. Les compositions isotopiques de loxygène et de lhydrogène des argiles développées aux dépens des roches à plagioclase–quartz indiquent que la transformation résulte dune altération hydrothermale à faible température (<150°C). La métasomatose calcique aurait été causée par interaction avec les fluides hydrothermaux qui ont causé la minéralisation en Mo. Suite à cette transformation, le remplacement des roches à plagioclase–quartz par la kaolinite a eu lieu à plus faible température, avec transition aux processus supergènes.
(Traduit par la Rédaction)
Mots-clés: métasomatose, granite, greisen, gisement de molybdène, isotopes de Sr, isotopes stables, Komaki, Japon.
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