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Geological Institute, University of Copenhagen, Øster Voldgade 10, DK–1350 Kobenhavn K, Denmark
E-mail address: tonci{at}geol.ku.dk
Nous avons résolu la structure cristalline de la kudriavite, (Cd,Pb)Bi2S4, nouvelle espèce minérale, à partir de données prélevées sur monocristal, et nous lavons affiné jusquà un résidu R de 4.9% (4.3% pour un modèle ayant des sites subdivisés des cations). Les paramètres réticulaires sont a 13.095(1), b 4.0032(3), c 14.711(1) Å, ß 115.59(1)°, V 695.6(1) Å3. La structure est équivalente à celle du composé synthétique CdBi2S4, groupe spatial C2/m, Z = 4, et représenterait un homologue de la pavonite, N = 3. Elle est faite de colonnes trois octaèdres de large dun module ressemblant une tranche (311) de PbS, agencées par macle à léchelle de la maille dans une séquence simulant un plan de glissement avec miroir. Ces modules, qui possèdent intrinsèquement la mème topologie, diffèrent dans la coordinence des cations en bordure à cause des positions relatives des couches adjacentes. Dans les modules de type I (le module "non-accrétionnel" présent dans tout homologue de la pavonite), les colonnes centrales doctaèdres ont, en bordure, des coordinences de demi-octaèdres (pyramide carrée) avec complément dun octaèdre divisé, résultat de laddition de deux atomes de S provenant dun module voisin. Les colonnes centrales doctaèdres des modules de type II (dépaisseur variable, cest-à-dire, module dit "daccrétion" dans les homologues de la pavonite) ont, sur leurs flancs, une coordinence octaédrique impliquant une atome S provenant dun module adjacent. Les substitutions observées, Cd
Pb et Bi
In, nimpliqueraient, selon notre analyse cristallochimique, que les sites contenant le Bi. Elles affectent surtout les coordinences limitrophes des modules de type I, et les octaèdres centraux des modules de type II, le Pb entrant de préférence dans le premier, et lIn, dans le second. Nous avons affiné les sites octaédriques limitrophes des modules de type II, et ceux des sites octaédriques centraux des modules de type I, comme sites Bi et Cd, respectivement. Daprès notre analyse cristallochimique, le rapport Pb:Cd égal à 1:1 observé dans la kudriavite représenterait la limite maximale de lincorporation du Pb dans la structure. Il nous est impossible de fixer une limite sur lincorporation de lIn à partir des données disponibles, mais il est probable que le rapport In:Bi est inférieur à 1:3. Le rapport dans la kudriavite-type est inférieur à 1:10.
(Traduit par la Rédaction)
Mots-clés: kudriavite, structure cristalline, sulfosel de Cd–Bi.
This article has been cited by other articles:
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Y. Moelo, E. Makovicky, N. N. Mozgova, J. L. Jambor, N. Cook, A. Pring, W. Paar, E. H. Nickel, S. Graeser, S. Karup-Moller, et al. Sulfosalt systematics: a review. Report of the sulfosalt sub-committee of the IMA Commission on Ore Mineralogy European Journal of Mineralogy, February 1, 2008; 20(1): 7 - 46. [Abstract] [Full Text] [PDF] |
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